La souplesse n’est ni la capacité à subir un étirement maximal ni un objectif abstrait d’amplitude : elle prend sens par rapport au mouvement à réaliser.
Une situation ou une méthode.
Une disponibilité au mouvement, située et contrôlée.
La souplesse renvoie à la possibilité de mobiliser des amplitudes articulaires compatibles avec une tâche. Elle dépend des structures, mais aussi de la régulation tonique, de la tolérance à l’étirement, du contrôle et du contexte dans lequel l’amplitude doit être utilisée.
Un exercice d’étirement est un moyen ; la souplesse est une propriété fonctionnelle. Augmenter ponctuellement une amplitude après un étirement ne signifie pas automatiquement que le geste sportif sera meilleur. La question reste : de quelle amplitude l’action a-t-elle besoin et l’athlète sait-il la contrôler ?
Une amplitude insuffisante peut limiter une posture ou obliger le corps à compenser. À l’inverse, rechercher toujours davantage d’amplitude n’est pas nécessairement utile. L’objectif est une disponibilité au mouvement adaptée à la tâche.
La mobilité de hanche participe aux possibilités d’organisation de la foulée. La mobilité du tronc intervient dans les postures de course, notamment en virage. Les sauts sollicitent des amplitudes différentes selon la vitesse, la posture et l’orientation recherchées.
La séance permet d’éprouver différentes formes de mise en tension et de contrôle. L’enjeu n’est pas d’établir un concours de souplesse, mais de comparer les sensations, les amplitudes accessibles et la capacité à les maîtriser.
La souplesse est utile lorsqu’elle rend le corps disponible au mouvement demandé. Davantage d’amplitude n’est pas automatiquement davantage de performance.